| auteur : Christian Simoes |
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| catégorie : satellites de planète |
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Les éclipses de Lune sont des occultations de la Lune par la terre
alors que les éclipses de Soleil sont des
occultations du Soleil par
la Lune.
Cette concordance céleste fréquemment observée a permis à l'homme
antique de prendre conscience de la rotondité de la Terre. Les éclipses
de Lune sont observables aux mêmes instants sous le même aspect depuis
tous les lieux à la surface de la Terre, dès lors que la Lune est
au-dessus de l'horizon et que le ciel n'est pas masqué par des nuages.
La Lune tourne autour de la Terre et revient en face du Soleil en 29 j
12 h 44m 2,9 s en moyenne. Cette période est la révolution synodique ou
lunaison. On constate facilement en observant la Lune à l’œil nu que sa
forme et sa position dans le ciel se modifient de jour en jour. Ce
phénomène des phases de la Lune est dû à la variation des positions
relatives de la Lune, du Soleil et de la Terre, et au fait que la Lune
n’émet pas de lumière par elle-même mais réfléchit celle qu’elle reçoit
du Soleil. Ce qui fait que l'on voit que la partie éclairée qui fait
face à la Terre. Il y a 'Pleine Lune' lorsque le disque lunaire est
complètement éclairé, la Lune étant située à l'opposé du Soleil. |
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Une éclipse de Lune se produit lorsque le Soleil, la
Terre et la Lune sont presque alignés, dans cet ordre.
Il y a donc
éclipse de Lune lors d'une Pleine Lune. Lorsque l’éclipse est totale, la
Lune pénètre à différents moments dans les cônes de pénombre et d'ombre
dessinés par la Terre à l'opposé du Soleil.
Si la Lune se déplaçait
autour de la Terre dans le même plan que la Terre autour du Soleil, le
plan de l'écliptique, il y aurait une éclipse de Lune à chaque Pleine
Lune, donc tous les 29,5 jours.
En fait le plan orbital de la Lune et le
plan de l'écliptique font un angle moyen de 5° 9'. Ceci fait que les alignements des
trois astres ne peuvent se produire que si la Lune se trouve très
proche du plan de l'écliptique (d'ailleurs c'est pour cette raison que
ce plan a été appelé ainsi).
Les éclipses de Lune, si elles sont moins spectaculaires que les
éclipses de Soleil, sont par contre visibles dans tous les lieux où
l'astre est au-dessus de l'horizon, c’est-à-dire sur un peu plus de la
moitié de notre planète.
Il n’est pas rare d’en observer plusieurs
chaque année. |
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Schéma de principe d’une éclipse de Lune
: trajectoire de celle-ci au travers des cônes d’ombre et de pénombre de
la Terre.
À l’intérieur du cône d’ombre, le Soleil est totalement caché
par la Terre et l’obscurité de la Lune est complète.
Dans le cône de pénombre, le
Soleil reste en partie visible et la luminosité de la Lune est seulement atténuée,
ceci d’autant plus que l’on se rapproche du bord du cône d’ombre. |
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Le début de l'éclipse commence quand la Lune entre dans
la pénombre de la Terre (l'entrée dans la pénombre, bien qu'elle ait un
sens géométrique précis, est pratiquement indiscernable à l'œil nu). À
partir de cet instant, la Lune perd peu à peu de sa brillance.
L'entrée dans l'ombre est le début de l'éclipse partielle. Dès que la
Lune commence à pénétrer dans le cône d'ombre de la Terre, une
échancrure sombre, de plus en plus importante, cache progressivement le
disque lunaire déjà terni, n'épargnant bientôt plus qu'un croissant
clair (si la limite de l'ombre est très nette à l'œil nu, elle l'est
beaucoup moins dans une paire de jumelles, une lunette ou un télescope).
La coloration caractéristique rougeâtre de la partie ombrée, devient
perceptible à la faveur de l'atténuation d'éclat de la partie éclairée,
et s'accentue jusqu'à masquage complet de notre satellite dans l'ombre
de la Terre.
Lors de l'éclipse totale par l'ombre de la Terre, la Lune est à cet
instant entièrement plongé dans l'ombre de notre planète sans pour
autant disparaître complètement. En effet, la Lune faiblement éclairée
par les rayons lumineux réfractés par l'atmosphère terrestre, se pare
d'une superbe coloration rougeâtre allant du rouge cuivré au rouge
sombre. Au maximum de l'éclipse, la Lune est dans le cône d'ombre de la
Terre, mais rien de particulier ne permettra aux observateurs de s'en
rendre compte. |
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La fin de l'éclipse totale par l'ombre de la Terre se
produit lorsque la Lune commence à quitter le cône d'ombre de la Terre.
À partir de cet instant, un croissant clair, de plus en plus grand,
envahit progressivement le disque lunaire encore terni, n'épargnant
bientôt plus qu'une échancrure sombre. La coloration caractéristique
rougeâtre de la partie ombrée peu à peu s'atténue jusqu'à la sortie
complète de notre satellite de l'ombre de la Terre.
C'est la fin de l'éclipse partielle lorsque la Lune quitte entièrement
le cône d'ombre de la Terre. À partir de cet instant, la Lune se dégage
progressivement du cône de pénombre et retrouve toute sa brillance, qui
émerveille nos yeux (pour les mêmes raisons que pour l'entrée,
l'observateur a l'impression que l'éclipse est terminée bien avant la
sortie de la pénombre qui est indiscernable).
Photographies de l'entrée et de la sortie de la Lune de l'ombre de la
Terre. |
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Il est intéressant de remarquer qu'au cœur de l'éclipse
la Lune ne disparaît pas, bien qu'elle se trouve dans l'ombre de la
Terre. Ceci est dû à notre atmosphère qui incurve les rayons lumineux
qui la traversent et qui, par ailleurs, diffuse plus le bleu que le
rouge. Il en résulte que des rayons solaires viennent éclairer la Lune
lorsque elle est située dans le cône d'ombre, et que ces rayons sont
porteurs d'une lumière plutôt rouge, d'où la teinte rougeâtre de la
Lune.
Cette teinte peut aller du vermillon le plus clair jusqu’au brun le plus
sombre, suivant la quantité d’impuretés présentes dans l’atmosphère et
de la distance de la Terre à la Lune. |
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Terminons en précisant que, comme chacun le sait, on
peut regarder la Lune à l’œil nu sans danger, contrairement au Soleil.
On pourra donc suivre les différentes phases de l’éclipse à l’œil nu ou
mieux avec des jumelles ou tout autre instrument pour distinguer la
disparition et la réapparition des principaux détails du relief lunaire. |
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