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Entropie |
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| article : n°200704 | ||||||
| auteur : Christian Simoes | ||||||
| date : 21/02/2007 | ||||||
| catégorie : matière | ||||||
| Définition | ||||||
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L'entropie, du grec 'retour en arrière', est une fonction thermodynamique. En thermodynamique, l'entropie est une fonction d'état (pression, température, volume, quantité de matière...), introduite au milieu du XIXe siècle par Clausius dans le cadre du second principe, d'après les travaux de Carnot. Clausius introduisit cette grandeur afin de caractériser mathématiquement l'irréversibilité de processus physiques tels qu'une transformation de travail en chaleur. Il a montré que le rapport Q/T (où Q est la quantité de chaleur échangée par un système à la température T) correspond, en thermodynamique classique, à la variation d'une fonction d’état qu'il a appelée entropie S et dont l'unité est le joule par kelvin (J/K). L'unité d’entropie, le Joule par Kelvin correspond à la quantité d’entropie gagnée par un système qui reçoit 1 Joule de chaleur par Kelvin. Projetée dans une turbine, l'eau d'un barrage transforme son énergie gravitationnelle en énergie électrique, plus tard, on en fera un mouvement dans un moteur électrique ou de la chaleur dans un radiateur. Tout au long de ces transformations, l'énergie se dégrade, en d'autres termes, son entropie augmente. |
Une tasse qui se casse ne revient jamais en
arrière, un organisme qui meurt ne revivra plus. |
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Ordre ou désordre |
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La thermodynamique statistique a ensuite fourni une nouvelle orientation à cette grandeur physique abstraite. Elle va mesurer le degré de désordre d'un système au niveau microscopique. Plus l'entropie du système est élevée, moins ses éléments sont ordonnés, liés entre eux, capables de produire des effets mécaniques, et plus grande est la part de l'énergie inutilisée ou utilisée de façon incohérente. Boltzmann a formulé une expression mathématique de l'entropie statistique en fonction du nombre d’états microscopiques Ω définissant l’état d'équilibre d'un système donné au niveau macroscopique. La formule de Boltzmann est S = k Ln Ω. Il est courant de dire que l'entropie est une mesure du désordre. En effet, considérons par exemple un jeu de 52 cartes et posons-les toutes du même côté, disons qu'elles sont dans un ordre parfait. Cet état macroscopique ne peut être réalisé que d'une seule façon, alors Ω = 1. Retournons 1 carte, ce qui est le début du désordre; mais il y a Ω = 52 façons de réaliser l'état macroscopique "une seule carte retournée". Le désordre |
est maximum quand 26 cartes sont
d'un côté et 26 cartes de l'autre; le nombre de
configurations microscopiques de cet état de désordre
maximum est alors Ω = 4,96.1014.
Dans cet exemple le nombre de configurations microscopiques (donc
l'entropie) est bien une mesure du désordre. Si cette notion de désordre est souvent subjective, le
nombre Ω de configurations est lui, objectif
puisque c'est un
nombre. |
récipient de manière à laisser la moitié du volume vide, est faible par rapport aux possibilités immensément plus grandes pour lesquelles les molécules sont uniformément réparties dans tout le volume. La répartition uniforme est donc réalisée immensément plus souvent que toute autre situation, au point qu'elle apparaît macroscopiquement comme un équilibre stationnaire. Ainsi l'équilibre d'un système thermodynamique se produit quand son entropie a la valeur maximale, compatible avec les contraintes auxquelles il est soumis (ici le volume).
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Quelques exemples |
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Les deux expressions de l'entropie résultent
simplement de deux points de vue différents, selon que l'on considère le
système thermodynamique au niveau macroscopique ou au niveau
microscopique. La difficulté à donner une définition intuitive de
l’entropie d’un système vient du fait qu’elle ne se conserve pas. Elle
peut augmenter spontanément lors d’une transformation irréversible. En
effet, selon le second principe de la thermodynamique, l’entropie d’un
système isolé ne peut pas diminuer, elle augmente ou elle reste
constante si la transformation est réversible. |
Dans un liquide les distances mutuelles
sont plus petites et les molécules sont moins libres.
Dans un solide chaque molécule est liée élastiquement à ses voisines et
vibre autour d'une position moyenne fixe. L'énergie de chaque particule
est aléatoire. |
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| Astronomie - 15 Oct 2007 |