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Mort des étoiles |
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| article : n°200706 | ||||||
| auteur : Christian Simoes | ||||||
| date : 01/05/2007 | ||||||
| catégorie : étoiles | ||||||
| Processus de vieillissement | ||||||
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Des nébuleuses qui montrent la mort d'une étoile sont
courantes, si bien que les astronomes ont pu étudier de près les
différentes étapes de ce scénario, bien compris. Notre Soleil est une étoile,
ni très grande ni très petite. Il brille et nous chauffe
grâce à l'énergie libérée par une réaction thermonucléaire qui
transforme son hydrogène en hélium. Chaque seconde, notre Soleil converti
4,26 millions de tonnes d'hydrogène en énergie. À ce rythme là, les
scientifiques estiment qu'il reste environ 5 milliards d'années à notre
étoile pour brûler toutes ses réserves en hydrogène. En fonction de leur
taille, les étoiles vont donc mourir de différentes façons. C'est donc dans 5 milliards
d'années que notre Soleil commencera à manquer d'hydrogène. A cette
échéance son
cœur très alourdi par l'hélium produit au cours des milliards d'années
précédentes, commencent à se contracter ce qui augmente sa
température interne et a pour conséquence de relancer
partiellement la fusion de l'hydrogène près du cœur. L'enveloppe de
l'étoile se dilate alors sous l'effet de la chaleur et le diamètre de
l'astre atteint cent fois son diamètre actuel. Dans le cœur, la
température devient alors suffisamment élevée pour que l'hélium fusionne
en carbone. Dans ces conditions, l'allumage de la matière est explosif
: on parle de 'flash de l'hélium'. Puis, le carbone se transforme en
azote, l'azote en oxygène. |
gravitation, retombe alors sur les couches d'hélium. Celui-ci se comprime et s'échauffe avant d'absorber un autre choc et de recommencer le cycle. La géante au bout de 500 millions d'années, arrive alors à son terme. L'enveloppe de l'étoile, très dilatées et structurées en pelures d'oignon, se désagrège rapidement, mettant à nu les couches internes chaudes. Une nébuleuse planétaire se dessine en couches de gaz en expansion laissant apparaître à l'intérieure une naine blanche d'une densité 1 million de fois supérieure à celle de l'étoile de départ. 10 milliard d'années plus tard, cette naine blanche refroidi, se transforme en une naine noire, froide et définitivement éteinte. Les étoiles les plus lourdes fabriquent elles, des produits chimiques plus massifs comme le fer. Lorsqu’elles grossissent, elles aussi, elles épuisent les gaz contenus dans leur noyau. Ce dernier reste chaud alors que les couches supérieures se refroidissent, ce qui provoque une explosion des couches supérieures et leur projection dans l’espace. Ce phénomène a déjà été observé depuis la Terre, il y a environ 1000 ans et la lumière émise par l’étoile fut visible pendant plusieurs jours. Bien que les couches supérieures aient explosé, le noyau lui, est plus dense que jamais. Selon sa masse, il deviendra une étoile à neutron (pulsar) ou un trou noir. Les premières sont parfois si petites et denses, qu’elles passent inaperçues. Seul leur jet de gaz, émis par pulsion, est repérable par les radiotélescopes. Quant aux trous noirs, les observations qu’on a pu faire de ce phénomène nous révèlent qu’ils auraient une si grande force d’attraction, que rien ne peut à proximité, leur résister, même pas leur propre lumière, ils sont donc invisible. Les astronomes peuvent détecter leur présence par l’agitation qu’ils causent autour d’eux. |
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La mort de NGC 2440 |
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Le 7 février 2007, Hubble a photographié NGC 2440, grâce à son instrument WFPC 2 (Wide Field Planetary Camera). Les fausses couleurs montrent les molécules du nuage de gaz et de poussières. L’hydrogène est confondu avec l’azote dans le même rouge, l’hélium en bleu et l’oxygène en bleu-vert. La matière expulsée est rendue lumineuse par l’émission ultraviolette de ce qui reste de l’étoile centrale. Très dense, celle-ci est devenue une naine blanche. Celle de NGC 2440 atteint une température de 200k kelvins. Cette superbe image montre aussi l’irrégularité du nuage ce qui suggère des explosions multiples. NGC 2440 est une nébuleuse planétaire, c’est-à-dire une enveloppe gazeuse violemment éjectée par une étoile en fin de vie, qui a explosé quand, faute de carburant, les réactions nucléaires n’ont plus été suffisantes pour contenir la force de la gravitation. La précision de l’image prise par Hubble montre toute la complexité interne du nuage, qui évoque une structure chaotique, avec des zones très chargées en matière et d’autres |
presque vides. Cette hétérogénéité suggère que l’étoile n’a pas explosé en une seule fois mais que l’astre agonisant a subi plusieurs cycles de contractions et d’explosions. A chaque soubresaut, une partie de sa matière s’est trouvée éjectée, mais dans une direction différente. La poussière qui était présente autour de l’étoile a été soufflée et forme maintenant de longues traînées coiffant la naine blanche centrale.
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Epilogue (à revoir) |
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Les étoiles massives ne peuvent engendrer directement la vie dans leur périphérie mais elles sont responsables de ses fondements les plus élémentaires. Sans elles, ni le carbone, ni l'oxygène et les autres éléments plus lourds, n'auraient pu exister. A partir des 76% d'hydrogène et des 24% d'hélium primitifs, ces étoiles ont ensemencé l'univers avec tous les autres éléments que nous connaissons. C'est dans leurs apothéoses finales et par un brassage continuel de nébuleuses de plus en plus chargées en éléments lourds et complexes, que les étoiles actuelles de deuxième et troisième génération ont pu constituer des planètes solides où a apparu la vie. Nous sommes donc des poussières d'étoiles, comme le dit Hubert Reeves. |
Il est troublant de constater que la nature cherche sans cesse à se réfléchir à travers la complexité de ses évolutions les plus abouties, les plus surprenantes, et les plus incertaines : la vie et la conscience. Cette conscience qui nous habite, qui raisonne et réfléchit, qui n'est pas matérielle mais a pourtant besoin du substrat biologique et matériel de notre cerveau pour naître et s'exprimer, ne résonne-t-elle pas comme l'écho lointain et nostalgique de cette unité originelle d'où nous venons ? D'ailleurs nous appartient-elle en propre ou traverse-t-elle toute chose ? Est-elle le fondement ou le principe même de l'univers, son intention ? ("Etres inanimés auriez-vous donc une âme ?") Dans notre curiosité insatiable, nous cherchons à le savoir et nous voulons pour cela remonter le temps jusqu'au Big Bang, il y a 15 milliards d'années environ. |
La grande interrogation actuelle des scientifiques et
des astrophysiciens est de savoir ce qu'il y avait avant. Devant cette
singularité, cette fluctuation quantique où le temps s'arrête et les
lois de la physique disparaissent, il est à peu près certain que nous
n'aurons jamais d'autre réponse qu'une conjecture invérifiable. Nous
sommes donc irrémédiablement condamnés à emporter avec nous cette part
de nostalgie comme une tristesse indélébile. Nous ne le saurons jamais
car nous sommes à jamais marqués par la flèche du temps et par le sceau
de l'éternité. |
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| Astronomie - 15 Oct 2007 |