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Vision égocentrique |
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| article : n°200603 | ||||||
| auteur : Christian Simoes | ||||||
| date : 11/09/2002 | ||||||
| catégorie : évolution de la vie | ||||||
| Introduction |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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| Notre vision égocentrique est mise à mal depuis l'ère scientifique. Effectivement, plus la science explique l'Univers qui nous entoure jusqu'à l'apparition de la vie et plus l'humanité semble être un phénomène banale. L'homme qui se situait au centre de la création, sur une terre bénie par les Dieux placée au centre de l'univers, perd peu à peu son statut pour s'entendre dire depuis le 20ème siècle, que la vie vient de l'espace donc d'ailleurs et que notre planète n'est qu'une île perdue parmi des milliards d'îles, dans l'espace infini. |
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| Les esprits et les dieux |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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Depuis la nuit des temps, l'être humain essaie de
conjurer son angoisse de la mort et des espaces infinis en expliquant le
monde qui l'entoure par les actions des esprits et des dieux. L'homme de
Neandertal (250 000 à 28 000 ans) s'expliquait l'univers par les
esprits, l'esprit Soleil, l'esprit Lune, l'esprit des étoiles et tout
lui était familier à la mesure de son angoisse. Il y a environ 10 000
ans, l'univers des esprits devient mythique, c'est le domaine des Dieux.
Tous les phénomènes naturels s'expliquent par leurs actions, la création
du ciel, de la Terre, des océans, de l'homme, l'amour, la guerre... |
polaires opposées, le Yin et le yang.
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| Vision géocentrique |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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4000 ans av. JC, la Terre est au centre de l'Univers. Les premières théories sur l'architecture de notre univers apparaissent en Mésopotamie. On y retrouve en effet les premiers relevés concernant l'observation des éclipses de Lune, des comètes ainsi que les premières prédictions des conjonctions des planètes entre elles. Les Mésopotamiens apprirent également à repérer le déplacement progressif des constellations dans le ciel, et le retour annuel des étoiles. La Terre était à cette période visualisée comme étant au centre de l'Univers, avec les autres corps gravitant autour d'elle. En Europe, Les premières mesures astronomiques remontent à environ 6700 ans avant JC, date à laquelle on trouve les premiers alignements de menhirs puis les pierres dressées de Stonehenge (Angleterre). Le site de Stonehenge, véritable observatoire astronomique, fut l'objet de nombreuses théories dont la prédiction des solstices, des équinoxes mais également des éclipses de soleil et de lune. |
Le nombre de sites similaires à travers le monde
témoigne de l'importance donnée aux relevés des mouvements du soleil et
de la lune. En Egypte 4000 ans av. JC, on crée le premier calendrier annuel. Après avoir remarqué que l'étoile
Sirius apparaissait en même temps que la crue annuelle du Nil, les égyptiens
déduiront que le soleil se retrouve tous les 365 jours, à la même place
dans le ciel par rapport aux autres étoiles. Ils divisèrent ainsi
l'année en trois saisons : La saison des inondations, la saison des
semailles, et la saison des récoltes. L'astronomie Egyptienne, Grecque,
Romaine, Arabe et Maya est fondée sur le mouvement apparent des astres.
Leurs calendriers solaire et leurs calendriers lunaire et vénusien ne
présentent que des différences minimes avec ceux des astronomes
modernes. |
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La Terre, un disque flottant sur l'eau |
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| 7 siècles av JC, Thalès de Millet, le philosophe, scientifique et mathématicien grec reprend les conceptions astronomiques des Babyloniens. Il voit la Terre comme un disque flottant sur l’eau et le Ciel comme une voûte limitant le monde. Son intérêt pour l'astronomie le conduira à observer que certaines étoiles n'étaient pas toutes fixes par rapport aux autres et il les baptisa planètes, signifiant corps errants. Alors l'humanité prend conscience de l'existence de six planètes (Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter et Saturne). Depuis la nuit des temps, la plupart des hommes ont considéré que la Lune et le Soleil étaient également des planètes et n'entrevoyaient pas la position de la Terre dans l'univers, Pythagore fut l'un des premiers à avancer que la terre est sphérique. Les pythagoriciens considéraient donc la Terre comme une sphère en révolution autour de laquelle tournent en cercles concentriques le soleil, la lune, les cinq planètes alors connues, et la sphère des étoiles fixes du ciel. La Terre a été reconnue en tant que planète par les Grecs vers l'an 500 av. JC. et 4 siècles av. JC Aristote démontre que la Terre est sphérique en parlant de l'ombre portée par la terre sur la lune pendant les éclipses. 3 siècles av. JC, le grec Aristarque de Samos indique que la Terre tourne autour du Soleil sur une orbite circulaire. | Il est l'un des premiers à proposer un univers héliocentrique mais une telle conception encore révolutionnaire ne rencontre pas l'approbation des ses contemporains. Il place aussi la sphère des étoiles beaucoup plus loin de l'orbite terrestre sans en apporter la démonstration. Toutefois, cette notion a été ignorée pendant deux millénaires, puisque ce n'est qu'à partir de 1543 que le moine polonais Nicolas Copernic a énoncé que la Terre n'était simplement que l'une des planètes qui tournait autour du Soleil. Bien entendu, cette théorie allait à l'encontre du modèle géocentrique très largement accepté depuis que Ptolémée en avait donné une description formelle. Pendant cette très longue période, le système géocentrique avait été accepté comme une vérité inaliénable par diverses écoles de pensée (y compris par l'Église catholique). Finalement, l'idée de Copernic s'est imposée puisque ce système fonctionnait mieux et utilisait moins d'hypothèses invérifiées que celui de Ptolémée. Ce dernier nécessitait en effet des artifices de plus en plus obscurs pour demeurer en accord avec les observations toujours plus précises. Puis le Danois Tycho Brahe et son assistant allemand Johannes Kepler ont ajouté au modèle copernicien d'autres perfectionnements en accord avec les observations et la nouvelle théorie. |
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| Vision héliocentrique |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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1473 - 1543 Nicolas Copernic remet donc en cause l'idée que la terre est au centre de l'Univers et s'aperçoit
que la terre tourne bien autour du soleil. Pour la première
fois, il représente l'Univers avec en son centre notre soleil et place finalement
tous les autres astres en orbite autour de celui-ci. Il fut exécuté pour
cette hérésie envers l'église. Finalement, en 1610, les observations faites par Galileo Galilei
(1564-1642), à l'aide de son tout premier télescope, ont fourni les
preuves confirmant la vision de Copernic. Galilée a observé, entre
autres choses, que Vénus apparaissait selon des phases semblables à
celles de la Lune (c'est-à-dire, croissants de Lune, nouvelle Lune et
pleine Lune) qui ne pouvaient s'expliquer que si cette planète décrivait
une orbite autour du Soleil, plus petite que celle de la Terre. Le
système ptoléméen, malgré tous les rafistolages imaginés, n'a jamais pu
rendre compte des phases vénusiennes. |
soutiendra le fait que la Terre et les planètes tournent bien autour du soleil. Il sera poursuivi par l'Inquisition, et devra renier publiquement ses thèses dites "hérétiques". Mais les découvertes de Galilée ont eu nettement plus d'impacts sur le système de pensée européen que sur l'explication même du fonctionnement de notre système solaire. En effet, jusqu'à ce stade de notre histoire, tous considéraient que la Terre (et par extension l'Humanité) était le centre autour duquel tout gravitait. Notre monde, avec toutes ses imperfections, était perçu comme le domaine de l'homme, tandis que les cieux parfaits et immuables, étaient le domaine des Dieux. Cette cosmologie révélatrice de l'esprit humain, se trouva prise en faute lorsque l'on a démontré que certains objets célestes gravitaient autour d'un autre astre. L'avènement de la vision scientifique du monde a non seulement bouleversé les croyances de l'Église mais il a porté un coup sévère aux autres formes de pensée magique, dont l'astrologie qui a amorcé un déclin dé plusieurs siècles, accrochée désespérément à l'idée d'un univers géocentrique. |
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| Terre poussière de nébuleuse |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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Isaac Newton (1643 - 1727) découvre les
forces gravitationnelles en s'inspirant des lois de Kepler. Il démontre
en effet l'existence d'une force attractive qui unirait le soleil aux
planètes du système solaire. Cette force gravitationnelle dépendrait de
la masse des planètes et du Soleil, mais aussi de la distance qui les
séparent. La gravité universelle introduite par Newton permettra
d'expliquer de nombreux phénomènes comme les marées, les orbites des
corps célestes, la formation des planètes, des étoiles et des galaxies.
Ce principe modifie encore plus la vision du monde et place la Terre et
donc l'homme dans une mécanique céleste universelle. Edmon Halley
(1656-1742) explique le cycle des comètes. En 1705, l'astronome
d'origine britannique prédira, en utilisant les lois nouvellement
formulées de la mécanique céleste de Newton, que la comète vue en 1531,
1607, et en 1682 reviendrait en 1758. Il avancera que l'apparition de
cette comète (dite de Halley) est périodique, et qu'elle nous rendra
régulièrement visite tous les 75 ans. Prédiction qui se révéla exacte
après sa mort. |
"nébuleuse primitive" qui occupe l'espace et qui se déploie au-delà d'Uranus, la dernière planète connue à cette époque. L'astronome et physicien français développe aussi la théorie d'objets ultra-massifs et propose pour la première fois le concept de "trou noir". La Terre apparaît alors comme étant une simple poussière de cette nébuleuse. En 1916, Albert Einstein propose un nouveau cadre pour comprendre l'univers et annoncera qu'il n' y a pas de temps, ni d'espace absolu. Sa théorie de la relativité générale modifie les notions d'espace et de temps. Ce dernier ne serait pas plat mais formerait au contraire une courbe. Einstein assimile la gravitation non pas à des forces, mais à une "courbure" de l'espace et du temps engendrée par les corps massifs. C'est ainsi que l'Univers, modelé par la gravitation, tissé par la lumière et courbé par la matière, devient "élastique". Le temps quantité jusqu'à lors terrienne n'appartient plus à l'homme, il est relatif. |
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| L'expansion de l'univers |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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En 1929, Edwin Hubble étend encore l'Univers. Il
montre, en étudiant la galaxie Messier 31 d'Andromède, que l'espace est
peuplé de galaxies, et fait une découverte capitale en remarquant
que toutes les galaxies s'éloignent de nous. La thèse d'un univers en
expansion est ainsi reconnue. Cela le conduira à formuler une loi selon
laquelle, plus une galaxie est éloignée de nous et plus son décalage
spectral vers le rouge (Redshift) est important. La "Loi de Hubble" sera
ainsi interprétée comme la conséquence de l'expansion de l'univers. En 1948, Georges Gamow, physicien américain d'origine
russe, introduit la théorie du bigbang et avance que l'Univers se serait
formé il y a moins de 15 milliards d'années, suite à une gigantesque
explosion de matière particulièrement dense. Il suggère que les
différents éléments observés aujourd'hui ont été générés juste après
cette explosion appelée Big Bang. |
matière de l'Univers se serait formée. Encore un coup
dur qui vient modifier notre vision terrienne du monde. En 1965, Arno
Penzias et Robert Wilson découvre un rayonnement fossile à l'aide d'une
antenne utilisée pour étudier le rayonnement radio. Ce bruit de fond
résiduel est identique dans toutes les directions de l'univers. Ils
découvrent ainsi un ensemble uniforme de photons emplissant tout
l'Univers, qui étrangement semble ne posséder aucune source définie. Ce
rayonnement radio et résiduel confirme la théorie du Big Bang. Le centre
de l'univers n'existe plus, la vision de notre Terre est maintenant bien
différente de la notion géocentrique que se faisait les premiers
observateurs. La Terre est une poussière de nébuleuse, le Soleil une
étoile banale parmi un nombre incroyablement élevé d'objets identiques,
les étoiles. |
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| La réaction du petit terrien |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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Entre 1969 et 1972, les misions Apollo développent 6
vols habités en direction du sol lunaire pour reprendre la main sur
cette nouvelle vision du monde qui lui échappe. Il veut comprendre son
origine, son histoire et son évolution à travers l'exploration de son
satellite 'poussière'. Au milieu de l’été 1969, l’humanité atteint son
objectif en réalisant son rêve : fouler le sol lunaire. Resté aux
commandes du vaisseau principal, Michael Collins attend sur son orbite
lunaire, tandis que Neil Armstrong et Edwin Aldrin amorcent leur
descente vers la Lune, à bord du module Eagle. En 1980, Alan Guth et Henry Tye suggèrent qu'à un
certain moment de sa naissance, l'Univers a connu une période
d'expansion foudroyante. Les 2 physiciens basèrent notamment leurs
recherches sur les travaux de Stefan Hawking en associant la théorie de
l'inflation à celle du Big Bang. |
Existait-il un ou
plusieurs astres au-delà de la 9ème planète, alors que seules quelques
comètes semblaient provenir de ces régions. Dans les années 50,
l'astronome néerlandais Jan Hendrik Oort découvre la provenance de toutes ces
comètes. Il parvint ainsi à prouver que la majorité d'entre elles
venaient d'une seule et même région baptisée "Nuage de Oort". Puis c'est Gerard Peter Kuiper,
né sous le nom Gerrit Pieter Kuiper astronome néerlandais, qui émet l'hypothèse qu'un anneau de
comètes se trouve au-delà de Pluton. Il faudra néanmoins attendre les
années 90 pour que l'existence de cette célèbre ceinture de Kuiper soit
finalement acceptée. |
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| L'homme n'est plus seul |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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L'homme prend conscience qu'il n'est probablement plus seul. En 1995, Michel Mayor et Didier Queloz découvrent les premières exoplanètes depuis l'observatoire de Haute Provence. Les exoplanètes sont des planètes n'appartenant pas à notre système solaire. C'est en examinant les spectres de 142 étoiles, qu'ils remarquent l'indice de présence d'exoplanètes. En observant la lumière d'une étoile, on peut en effet déceler des oscillations. Plus la planète est massive et proche de l'étoile, plus l'oscillation induite est facile à mesurer. Depuis, les découvertes d'exoplanètes se sont succédées avec une régularité presque monotone. L'homme recherche frénétiquement son origine et lance des satellites dans tous les sens pour la comprendre. En 2001, le satellite WMAP prend des mesures très précises du rayonnement fossile, offrant ainsi une image détaillée de l'origine de l'Univers. Selon la théorie du Big Bang, l'Univers serait issu de l'explosion d'un "point primitif" entré en expansion de façon cataclysmique, il y a environ 14 milliards d'années. De cette explosion initiale, il reste une trace fossile émise environ 300 000 ans après, lorsque l'Univers baignait dans une "soupe primordiale". |
L'homme tente depuis 1959, de communiquer avec une intelligence extra terrestre. Morrison et Cocconi ont alors une idée de génie. Essayant de se mettre à la place d'une civilisation extraterrestre technologiquement avancée, ils estiment que la meilleure fréquence à utiliser est celle de 1420 MHz. En effet la fréquence de 1420 Mhz correspond en fait à celle de l'hydrogène, l'élément le plus abondant dans l'Univers. Etant donné qu'aucune civilisation intelligente ne peut ignorer ce fait, les deux auteurs pensent que l'hydrogène peut constituer le réglage par défaut de tous les postes radios interstellaires. En septembre 1959, Morrison et Giuseppe Cocconi publient dans Nature un article posant les fondements théoriques d'une possible communication interstellaire. Morrison y anticipe l'intérêt d'utiliser les micro-ondes dans les tentatives de communiquer à de très longues distances, et avance la conjecture de Morrison-Coconni : si une civilisation extraterrestre venait à vouloir communiquer, elle utiliserait comme fréquence d'émission de 1420 MHz, celle de l'atome le plus simple et le plus répandu dans l'univers qu'est celui de l'hydrogène (H). |
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| La vie n'est plus un privilège |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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La vie n'est peut-être plus un privilège terrien. En 1865, l'allemand Hermann Richter estime que l'on fait fausse route en cherchant les origines de la vie sur notre planète. La vie pourrait venir des profondeurs de l'espace, et la Terre aurait très bien pu être ensemencée par des particules célestes grouillants d'êtres vivants, les cosmozoaires. Enfouis au cœur des météorites, ces derniers pourraient traverser l'atmosphère terrestre sans subir de dommages. Cette théorie est considérée avec sérieux par la plupart des scientifiques. Cette théorie, qui affirme que la vie vient du cosmos, porte le nom de panspermie. Aussi séduisante soit-elle, la panspermie ne fait cependant que repousser le mystère des origines de la vie, en le déplaçant de la Terre vers l'espace. Si la vie est née en même temps que l'Univers, et qu'elle existe depuis toujours, cela explique sa présence sur Terre, sans pour autant résoudre le problème de son apparition dans l'Univers. Cependant la synthèse de molécules organiques semble être un phénomène très courant dans l'espace. Dans le vide interstellaire, les scientifiques ont recensé quelques 120 molécules organiques comportant entre 2 à 13 atomes de carbone. De nombreux corps extraterrestres, comètes, météorites ou micrométéorites contiennent également une foule de molécules organiques plus |
ou moins complexes. L'homme s'interroge maintenant sur le caractère
universel du couple carbone/eau. Cette combinaison qui a abouti à la
formation des êtres vivants, n'est certainement pas la seule que la
Nature a, à sa disposition. L'ammoniaque, constituée d'un atome d'azote
relié à trois atomes d'hydrogène (NH3), possède des propriétés physiques
proches de celle de l'eau mais contrairement à cette dernière,
l'ammoniaque n'est liquide qu'entre -78°C et -33°C. Les réactions
chimiques pouvant se dérouler dans ce solvant sont donc beaucoup plus
lentes que celle prenant place dans l'eau (la vitesse des réactions
diminuant avec la température). |
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| Et l'intelligence ? |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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Grâce à l'équation de Drake (voir ci-contre), une interrogation qui
semblait insoluble de part son envergure fut découpée en une série de
petites questions auxquelles les scientifiques pouvaient apporter des
réponses claires. Mais seul, le nombre d'étoiles présentes dans notre
Galaxie, est à peu près connue, environ 200 milliards. Des
découvertes récentes d'exoplanètes, on peut aussi estimer le paramètre fp. Le nombre de
systèmes planétaires découverts n'est cependant pas suffisant pour
calculer avec précision le pourcentage d'étoiles autour desquelles
gravitent des planètes. |
quantité d'incertitudes dans un petit espace. On ne s'étonnera donc pas d'apprendre que les estimations du paramètre N
vont de 1 million à une seule, notre propre civilisation. En simplifiant
de manière osée, on obtient un résultat intéressant, ou N est égal à T.
La résolution de l'équation revient donc à connaître la durée de vie
d'une civilisation intelligente et technologiquement avancée dans
l'Univers. Il faut bien avouer que la fenêtre de communication est très
étroite. |
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Vertige |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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| Et si l'Univers n'était
qu'une flamboyante illusion ? Un noir labyrinthe éclaboussé d'images
fantômes, tapissé d'étranges miroirs virtuels... Si par la magie de la
structure même du cosmos les astres par milliards que nous apercevons au
zénith n'étaient ainsi que les reflets répétés
de quelques étoiles seulement ? Peut-être alors y aurait-il 1000 fois moins d'étoiles
dans le ciel que ce que nous voyons. Notre propre galaxie, la Voie lactée, serait peut-être visible plusieurs
fois dans le ciel, sous d'autres angles, avec d'autres formes apparentes. Et peut
être encore, si nous disposions d'un télescope infiniment puissant, pourrions-nous
apercevoir au loin les reflets bleutés d'une petite planète étrangement et forcément
familière, la Terre. Hallucination, pas aux yeux de Jean-Pierre Luminet,
astronome à l'observatoire de Paris-Meudon. " Ce sont des univers que j'appelle
chiffonnés ... Dans un tel espace les trajectoires des rayons lumineux émis par n'importe
quelle source de lumière empruntent quantités de chemins pour nous parvenir, chacun
épousant les plis du chiffon cosmique. " L'astrophysicien concède que
si cette hypothèse de travail est chère à son cœur et à son esprit, elle est toutefois
loin d'être prouvée. Il nous faut abandonner l'idée empoisonnée que notre vision du monde est la réalité et cela n'est pas une mince
affaire, ensuite accepter que les mathématiques peuvent
nous livrer un outil de perception du monde bien plus puissant que nos
yeux. |
L'univers-mollusque
construit par Einstein dans le cadre de la théorie de la relativité, tourneboulé sur lui-même,
serait plus petit, que l'univers apparent,
exactement le contraire de notre intuition. |
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Conclusion |
catégorie : évolution de la vie | |||||
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L'humanité ne cesse d'observer que tout change et meurt dans le monde qui nous entoure. De ce processus sans fin, on n'a aucune idée sur la manière dont il évoluera, sa définition même étant d'être imprévisible. Il nous faut encore accéder à la connaissance du matériel génétique. Il faut accepter de vivre dans l'ignorance, de vivre sans certitudes fondamentales. L'ignorance est donc le moteur de l'humanité. Méconnaître le futur rend |
l'homme plus curieux et plus inventif. Bossuet disait :
"Nous nous plaignons de notre ignorance, mais c'est elle qui fait
presque tout le bien du monde : ne pas prévoir, fait que nous nous
engageons". L'homme bâtit son existence sur un hasard absolu, et c'est
exactement cela qui le rend maître de ses mouvements et libre de son
avenir. De par son ignorance, l'homme se rend donc maître de ses actes.
L'aventure de l'homme |
est arrivée à un tournant qui va désormais laisser la place à une nouvelle forme de vie,
plus puissante et mieux adaptée au futur, toujours plus
complexe. Une nouvelle vie est née issue d'un autre océan, celui de
l'information. |
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| Astronomie - 15 Oct 2007 |