Sondes Voyager | | | | | |
| | | | | | | | Voyager 1 et voyager 2 | | Mise à jour 20 Mai 2012 | | Catégorie : sondes spatiales |  | | | | | En 1977, les sondes spatiales Voyager 1 et Voyager 2 ont été envoyées dans le système solaire à destination des planètes lointaines (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune). Les images qui nous parviennent encore en 2011, témoignent souvent de notre passé mais nous montrent aussi notre avenir. « S'il y avait un prix Nobel pour les sondes spatiales, il reviendrait sans conteste à Voyager 1 et 2 qui ont révolutionné notre connaissance des planètes et qui continuent à faire des découvertes presque trente-cinq ans après leur lancement ». Rosine Lallement, astronome à l'Observatoire de Paris. En fin d'année 2011, Voyager 1 est à 17,9 milliards de km et Voyager 2 à 14,5 milliards de km. Elles ont depuis longtemps dépassé les géantes gazeuses. Voyager 1, la plus rapide, voyage à la vitesse de 17 km/s (environ 60 000 km/h), elle s'apprête à quitter le système solaire en franchissant sa frontière, l'héliopause. Une fois libérée des forces gravitationnelles du système solaire, les sondes partiront dans l'espace infini de la Galaxie, au hasard de nouvelles influences stellaires. | | L'éloignement des sondes ne permet plus aux astronomes d'avoir des informations en temps réel, en effet la distance rend les opérations de plus en plus compliquées et asynchrones. Un signal radio met presque 17 heures, à la vitesse de la lumière pour atteindre Voyager 1. La Nasa estime que l'énergie fournie par les trois générateurs thermoélectriques à radioisotope, devraient fonctionner jusqu'en 2020. En 2020 son éloignement aura grandi de 4,8 milliards de km, elle sera alors à environ 22 milliards de km. * Cette image de 2011, positionne, Voyager 1, lancée en 1977, elle est à 17,9 milliards de km. Son signal met 17 heures à parcourir 117 fois la distance Terre-Soleil. Pioneer 10 est à 15,4 milliards de km du Soleil, Voyager 2 à 14,5 milliards de km et Pioneer 11 à 12,4 milliards de km, bien au-delà de l’orbite de Pluton. En deçà de Pluton, la sonde New Horizons est à 3 milliards de km. Tous ces vaisseaux spatiaux envoyés par l'homme, ont utilisé les effets de fronde gravitationnelle pour gagner en vitesse. Voyager 1 est la plus rapide, avec une vitesse de 17 km/s. | |
| | | | | | | | Voyager 1, nous quitte sans se retourner | | | | |  | | | | | Voyager 1 est la première sonde spatiale qui nous a envoyé des images détaillées des lunes de Jupiter et Saturne. En 2011, 34 ans après son lancement, elle continue à nous envoyer des données scientifiques. Ces 825 kg de métal, bourré de technologie du 20ème siècle, emporte à jamais, au fin fond de la Galaxie, ses instruments scientifiques (caméra, capteur, détecteur de particules). Ces instruments, destinés à l'étude de notre système solaire voyageront pour toujours, vers d'autres étoiles sans nous prévenir. Si Voyager 1 et Voyager 2 se dirigeaient vers Proxima du Centaure, la plus proche étoile, elles atteindraient ce système stellaire voisin, dans environ 75 000 ans. Ces traces d'humanité ne demanderont qu'à témoigner de l'existence d'une vie extraterrestre, celle d'un magnifique point bleu, devenu minuscule dans l'espace lointain interstellaire. Le 14 février 1990, la NASA commande à la sonde Voyager 1, de se retourner et de photographier les planètes qu'elle avait dépassées (photo ci-contre). Parmi les 60 images de cet évènement unique, une des images que Voyager renvoya était celle de la Terre à 6,4 milliards de kilomètres, 42 fois la distance Terre-Soleil. Et oui, c'est nous ce petit point bleu pâle, perdu dans l'immensité de l'univers, qui reçoit la faible lueur encore perceptible du Soleil. | |
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* La sonde Voyager 1, lancée en 1977, est à 17,9 milliards de km, en fin d'année 2011. Son signal met environ 17 heures à nous parvenir, à la vitesse de la lumière. Ce témoin technologique de la planète Terre, petite poussière d'étoile, qui glisse sur une orbite idéale, ne demande qu'à être capturé par les forces formidables de l'univers infini. | | | | | | | | Les frontières du système solaire | | | | |  | | | | | Le vent solaire voyage à sa vitesse maximale jusqu'à environ 95 UA, trois fois la distance de la dernière planète (Neptune) du système solaire. L'héliopause, est la dernière frontière du système solaire, c'est la limite où le vent solaire s'estompe et où débute l'espace interstellaire. A cet endroit le vent solaire entre en collision avec les vents opposés en provenance du milieu interstellaire, sa poussée n'est plus suffisante pour repousser les gaz de la Galaxie, l'hydrogène et l'hélium raréfié. Le choc terminal est une frontière intermédiaire séparée de l'héliopause par l'héliogaine (heliosheath), la zone de turbulence où le vent solaire est ralenti puis comprimé par la pression interstellaire. Lorsque des particules émises par le soleil entrent en collision avec les particules interstellaires, elles ralentissent, se réchauffent et émettent de l'énergie. Ces particules s'accumulent devant l'héliopause, fortement énergisées, et créent une onde de choc. Cet onde de choc est la trace laissée par le Soleil au cours de son voyage à travers la Voie lactée. La distance à l'héliopause n'est pas connue précisément car elle varie certainement en fonction de la vitesse du vent solaire et de la densité temporelle du milieu interstellaire.
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* L'héliosphère protège le système solaire des rayons cosmiques mais Voyager 1 va bientôt dépasser cette frontière et s'exposer aux conditions de l'espace interstellaire qui nous sont inconnues. | | Voyager-1 aux confins du système solaire par CNES
Voyager 1 va passer la frontière du Système solaire. « En fait il y a trois frontières » explique sur cette vidéo, Francis Rocard. © Cnes, Daily Motion. |
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| Astronomie - 3 décembre 2011 |
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