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L'univers dans tous ses états 

 

La Lune satellite de la Terre

   lecture rapide[lecture rapide de la page] Étant donné l'inclinaison de l'orbite lunaire, il est peu probable que la Lune se soit formée en même temps que la Terre, ou que celle-ci ait capturé la Lune. L'hypothèse la mieux acceptée est celle d'un impact géant. Une collision entre la jeune Terre et un objet de la taille de Mars aurait éjecté de la matière autour de la Terre, qui aurait fini par former la Lune que nous connaissons aujourd'hui.
L'analyse des roches lunaires met en avant cette intéressante théorie sur l'origine de la Lune. Ces matériaux proviennent du manteau de deux compères planétaires. Un choc gigantesque a du ébranler la toute jeune Terre. La compagne de nos nuits est issue de l'accrétion de matériaux éjectés lors d'une formidable collision, les scientifiques penchent pour cette hypothèse.
Cela s'est passé il y a 4,2 milliards d'années, peu après la naissance de la Terre, qui n'en a gardé aucune trace.

Mercure Mercure est la première planète du système solaire à 57,9 millions de km du soleil, son diamètre est de 4880 km.  Vénus Vénus est la deuxième planète du système solaire à 108,2 millions de km du soleil, son diamètre est de 13000 km.  Terre Terre est la troisième planète du système solaire à 149,6 millions de km du soleil, son diamètre est de 12756 km.  Mars Mars est la quatrième planète du système solaire à 227,9 millions de km du soleil, son diamètre est de 6800 km.  Jupiter Jupiter est la cinquième planète du système solaire à 778 millions de km du soleil, son diamètre est de 143000 km.  Saturne Saturne est la sixième planète du système solaire à 1427 millions de km du soleil, son diamètre est de 120500 km.  Uranus Uranus est la septième planète du système solaire à 2870 millions de km du soleil, son diamètre est de 51120 km.  Neptune Neptune est la huitième planète du système solaire à 4496 millions de km du soleil, son diamètre est de 49530 km.  Planetes Naines l'UAI a créé une nouvelle classe d'objets : les planètes naines. Une planète naine, depuis la nouvelle définition d'août 2006, est un corps céleste en orbite autour du Soleil :
- qui possède une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique (sous une forme presque sphérique),
- qui n'est pas un satellite, mais qui n'a pas fait place nette dans son voisinage orbital. Plusieurs corps accèdent au statut de planète naine : Pluton, Eris, Cérès...

La Lune La Terre possède qu'un seul satellite naturel, la Lune qui orbite à 160000 km de la terre.  Les satellites de Mars Mars possède 2 satellites naturels connus, Phobos et Deimos. Ils orbitent près de la planète, à quelques milliers de kilomètres de celle-ci.   Les satellites de Jupiter Jupiter possède plus de 60 satellites naturels connus, dont Ganymède, Io, Callisto, Europe et les autres ...  Les satellites de Saturne Saturne possède 59 satellites naturels connus, dont Titan, Rhéa, Japet, Dioné, Thétys, Encelade, Mimas, Hypérion, Phoebé, Janus, Epiméthée, Prométhée, Pandore et les autres ...  Les satellites de Uranus Uranus possède au moins 27 satellites naturels connus, dont Titania, Obéron, Umbriel, Ariel, ...  Les satellites de Neptune Neptune possède treize satellites naturels connus, dont Triton, Protée, Larissa, Galatée, Despina, Néréide, Thalassa, Naïade, ... 

Les satellites des planètes    

    

Quand nous regardons le ciel, les étoiles forment des figures qui ne changent pas au cours des siècles.
Nous pouvons donc dire que toutes les étoiles sont fixes les unes par rapport aux autres, pour notre œil. Cependant un petit groupe de 5 objets, en plus de la Lune et du Soleil, sont nomades et se déplacent par rapport aux étoiles, ce sont les planètes (signification grecque " errant").
Ces 7 errants donneront d'ailleurs leurs noms aux 7 jours de la semaine. Lune (lundi), Mars (mardi), Mercure (mercredi), Jupiter (jeudi), Vénus (vendredi), Saturne (samedi), Soleil (devenu dominus mais les anglo-saxons ont gardé Sunday).
Avec les télescopes modernes on peut observer les "errants" des "errants".
Ce sont les satellites des planètes
, et il y en a beaucoup.

 

À l'exception de Mercure et Vénus, toutes les planètes du système solaire possèdent des satellites naturels qualifiés de lunes.
Dans le système solaire, on compte plus de 140 satellites naturels mais la lune bien qu'elle ne soit pas le plus grand des satellites du système solaire, est le plus grand comparativement à sa planète.

astronoo photographie d'un clair de Lune, prise à Caen - France, pendant l'été 2009.
crédit : Jean-Louis Lerossignol

 

croissant de Lune

     

Les deux astres les plus brillants

   

catégorie :  lunes


    
Les deux astres les plus brillants du ciel nocturne ont semblé se frôler au soir du 19 mai 2007, la Lune et la planète Vénus étaient visibles dans la même partie du ciel, et au moment de leur plus grande proximité n’étaient séparés que d’un degré d’arc.
La conjonction apparaît ici telle qu’elle était visible depuis les environs de la ville de Québec au Canada.
Vénus est située au sud ouest de la Lune. Les flèches que semble darder Vénus sont en fait des aigrettes de diffraction provoquées par l’optique de l’appareil photo.
L’image est par ailleurs si nette qu’elle révèle la présence des cratères lunaires.
La distance qui sépare réellement ces deux corps célestes était d'environ 250 millions de kilomètres et cette apparente proximité, appelée une conjonction, n’est qu’une illusion de perspective. Bien que la Lune dépasse ainsi Vénus tous les mois, un passage aussi rapproché visible en soirée est relativement rare.
 

astronoo photo de Vénus au loin et de la Lune éclairée par le Soleil, au premier plan.

 Vénus et la Lune
     
Origine   

catégorie :  lunes


    

La Lune avec un L majuscule, a toujours était un centre d'intérêt majeur pour l'homme. L'origine de la Lune fait l'objet d'un débat scientifique.
Plusieurs hypothèses sont avancées, la capture d'un astéroïde, la fission d'une partie de la terre par l'énergie centrifuge, la co-accrétion de la matière originelle du système solaire.
Étant donné l'inclinaison de l'orbite lunaire, il est peu probable que la Lune se soit formée en même temps que la Terre, ou que celle-ci ait capturé la Lune.
L'hypothèse la mieux acceptée par les scientifiques, est celle d'un impact géant. Une collision entre la jeune Terre et un objet de la taille de Mars aurait éjecté de la matière autour de la Terre, qui aurait fini par former la Lune que nous connaissons aujourd'hui.
Cet épisode date de 4,2 milliards d'années, en 2009 c'est l'âge  qu'une équipe de chercheurs ont donné à la Lune, selon la revue Nature Geosciences. Son âge a été obtenu grâce à l'analyse des échantillons lunaires ramenés par la mission Apollo 17, en 1972.
Les chercheurs y ont trouvé un minéral qui se forme dès que la roche cristallise et qui contient des éléments radioactifs permettant de déterminer l'âge de la cristallisation, donc du refroidissement de la croûte lunaire.

 

La Lune satellite de la Terre

 
Lune Lune de la Terre
Diamètre 3 474,6 km
Masse 7,34×1022 kg
Gravité  1,62 m/s²
Albédo 0,12
Age 4,2 milliards d'années
Température moyenne -77°C (+123°C-233°C)
Révolution synodique La période synodique d'une planète est le temps mis par cette planète pour revenir à la même configuration Terre-planète-Soleil, c'est-à-dire à la même place dans le ciel par rapport au Soleil, vu de la Terre. Cette durée diffère de la période de révolution sidérale de la planète car la Terre elle-même se déplace autour du Soleil. En conséquence, il s'agit de la période de révolution apparente, la durée entre deux conjonctions planète-Soleil, telle qu'observée depuis la Terre.  29 jours 12 h
44 min 12,8 s
Révolution sidérale La période de révolution, est le temps mis par un astre pour accomplir sa trajectoire, ou révolution, autour d’un autre astre. Comme une planète autour du Soleil, ou un satellite autour d’une planète. Le temps nécessaire pour accomplir ce déplacement peut être estimé par le retour à une même position par rapport à une étoile fixe, ou à la même position par rapport au point équinoxial. Dans ce cas, il est appelé période de révolution sidérale.  27 jours 7 h
43 min 11,5 s
Inclinaison à l'écliptique 5,145° = 5°8'24"
Apogée 405 500 km
Périgée 363 300 km
Éloignement de la terre +3,8 cm/an
     
L'accouplement de deux cellules !    

catégorie :  lunes


    

Les différentes théories sur l'origine de la Lune en compétition jusqu'à l'orée de l'ère spatiale ont été mises à mal par les résultats des analyses des roches lunaires.
L'analyse des roches lunaires met en avant une intéressante théorie sur l'origine de la Lune.
Ces matériaux proviennent du manteau de deux compères planétaires. Un choc gigantesque a du ébranler la toute jeune Terre. La compagne de nos nuits pourrait être issue de l'accrétion de matériaux éjectés lors d'une formidable collision.

 

Imaginons qu'au début de la création de la Terre, un très gros objet de la taille de Mars (la moitié de la taille de la Terre), lui aussi différencié (noyau métallique, manteau, ...) qui sous un angle particulier d'impact et une vitesse relative est venu percuter la Terre.
Cette collision provoque la fusion des deux noyaux métalliques, tandis que les matériaux du manteau des deux objets du système solaire sont éjectés mais restent liés  à la Terre par la force de gravité.

 

La plupart de ses matériaux vont s'agglomérer lentement en ce qui va devenir notre Lune. Tout ceci se passe au tout début de l'histoire de la Terre, qui n'en a gardé aucune trace.
Malgré tout, les simulations numériques parviennent  à en représenter assez bien les étapes.
D'autre part cette hypothèse, en rien contradictoire avec que l'on sait actuellement sur la Lune a été adoptée par les scientifiques.

     

Formation de la Lune   Formation de la Lune   Formation de la Lune   Formation de la Lune

Théia, la planète hypothétique

   

catégorie :  lunes


    
Les simulations de la formation du système solaire ne cessent de donner de plus en plus de poids au scénario ci-dessus, pour la formation de la Lune.
Il y a 4,533 milliards d'années, soit environ 34 millions d'années après la formation de la Terre, une planète tellurique appelée Théia ou Orphée, de 6 500 km de diamètre, aurait heurté la Terre.
L’impact tangentiellement aurait arraché une partie du manteau terrestre. La violence de l'impact aurait provoqué la fragmentation complète et à une vaporisation importante de Théia.
Probablement déjà différentié, le noyau ferreux de Théia se serait incorporé à celui de la Terre et un océan de magma aurait recouvert notre planète. Une partie du matériau du manteau terrestre et ainsi que débris de Théia seraient restés en orbite autour de la Terre pour finalement former la Lune, notre satellite.
Cette théorie a encore besoin d’être étayée par des observations sur la nature géologique de la Lune. C’est une des raisons pour lesquelles la Japan Aerospace Exploration Agency (Jaxa) avait lancé la mission Selenological and Engineering Explorer (Selene), rebaptisée ensuite Kaguya.
 Les scientifiques penchent pour cette théorie car, comparativement aux lunes des autres planètes du système solaire, la nôtre est beaucoup plus grande que la moyenne et sa distance orbitale plus faible que les autres lunes. Ce qui fait dire que notre lune ne peut pas avoir été capturée en passant à proximité, comme les autres lunes.
La théorie la plus probable est que Théia, avant la collision, devait suivre une orbite semblable à celle de la Terre, à un point de LagrangeUn point de Lagrange (noté Li), ou point de libration, est une position de l'espace où les champs de gravité de deux corps en orbite l'un autour de l'autre, et de masses substantielles, se combinent de manière à fournir un point d'équilibre à un troisième corps de masse négligeable, tel que les positions relatives des trois corps soient fixes. Terre-Soleil.
nota : Théia dans la mythologie grecque était une titanide qui donna naissance à Séléné, déesse de la Lune et sœur d'Hélios (le Soleil) et d'Éos (l'Aurore).

astronoo impact simulé des 2 objets, il y a 4,533 milliards d'années, soit environ 34 millions d'années après la formation de la Terre.

 

Théia, la planète hypothétique qui entre en collision avec la Terre.

     

Les cratères de la Lune

   

catégorie :  lunes


    
La face cachée de la Lune est perpétuellement invisible depuis le Terre, il est donc impossible de prendre des photographies de cette face sans l'utilisation de sondes spatiales.
Très curieusement, la face cachée est différente de la face visible, aussi bien du point de vue de son altitude moyenne que de son taux de cratérisation.
Régulièrement, des images et des vidéos spectaculaires de la surface de la Lune et en particulier de sa face cachée, nous sont envoyées par les sondes américaines, japonaises.
La mission américaine Clementine n’avait pas observé la totalité de la Lune mais la sonde Kaguya-Selene, la plus importante mission lunaire depuis le programme
 Apollo, lancée en 2007, nous envoie des photographie d'une grande précision de l'ordre de 10m par pixel.
Ce qui a permis de détecter de nouveaux petits cratères et donc d’affiner la mesure du taux de cratérisation des terrains lunaires.
astronoo Liste des cratères de la Lune

astronoo le grand cratère Leibnitz de 245 km de diamètre, situé sur la face cachée de la Lune.
Dans le coin droit, en bas de l'image, le cratère Finsen de 72 km de diamètre.
A droite au milieu de l'image, le cratère Davisson de 87 km de diamètre. crédit : Jaxa-NHK

 Cratère leibnitz de 250 km sur la Lune
     

De l'eau en faible quantité sur de la Lune

   

catégorie :  lunes


    

Des chercheurs français et américains ont découvert de l'eau, en faible quantité certes mais presque partout à la surface de la Lune, aux latitudes supérieures à 10 degrés. Ce résultat a été publié dans la revue Science du 25/09/2009.
La Lune n'est pas sèche, les analyses des données fournies en 2009 par les sondes Chandrayaan-1 et Epoxi indiquent que la surface lunaire contiendrait l’équivalent d’un demi litre d’eau par hectare en moyenne, selon l’un des chercheurs, le Français Olivier Groussin, du Laboratoire d'astrophysique de Marseille.
Cette découverte est due à la signature des molécules d’eau dans le domaine de l’infrarouge qui a pu être obtenue par les instruments des sondes spatiales survolant la Lune, Moon Mineralogy Mapper équipant Chandrayaan-1.
Cette découverte renforce l'idée que la Lune peut stocker de l’eau au fond de ses cratères.
"L'eau détectée à la surface de la Lune est de l'eau adsorbée", précise Olivier Groussin.
La Nasa a découvert d'importantes quantités d'eau gelée près du pôle sud de la Lune.

 

La sonde américaine LCross (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite) qui a percuté la Lune le vendredi 9 octobre 2009 à 11 heures 30 TU, a permis aux scientifiques de détecter la présence d'eau au pôle sud de la Lune.
"Nous avons trouvé de l'eau et pas seulement un petit peu, mais des quantités importantes", a dit Anthony Colaprete, responsable scientifique de la mission LCROSS, le 13 novembre 2009.

astronoo La découverte d'eau sur la Lune est confirmée par 2 instruments : l'instrument M3 de la mission Indienne Chandrayaan 1 et l'instrument VIMS de la mission Huygens-Cassini (ESA/NASA).

 

de l'eau sur la Lune

     

Influence de la Lune

   

catégorie :  lunes


    

La Lune a une influence certaine sur la vie de la Terre, cette influence gravitationnelle est due à sa proximité. Le phénomène des marées bien connu, est dû à l’influence de la Lune sur les océans. Il provoque une hausse puis une baisse du niveau de l’eau, en bord de mer par cycles d’environ 12 heures. La marée est produit par le mouvement de révolution de la Lune autour de la Terre. Cet effet gravitationnel Lune-Terre sur les océans et les mers, provoque localement une hausse du niveau des eaux à la surface de la Terre du côté de la Lune mais aussi sur le côté opposé à la Lune.
Sur Terre l'onde de marée est en retard par rapport au mouvement de la Lune du fait de son frottement sur les fonds marins. Ceci provoque un lent ralentissement du mouvement de rotation de la Terre, et un éloignement progressif de la Lune.
Le sol subit également l’effet de l’attraction lunaire car les roches qui le composent sont élastiques. Ainsi, lors de la nouvelle lune ou de la pleine lune, l’écorce terrestre se soulève de quelque 25 cm dans la région genevoise sous l’effet de ces « marées terrestres ».

 

L'activité sismique, le magma du manteau, présent sous la croûte terrestre solide, subit lui aussi du fait de son état visqueux des mouvements, correspondant au passage du satellite.
Pour certains scientifiques, la fragmentation de la croûte terrestre en plaques serait une conséquence de la présence de la Lune lorsque celle-ci était beaucoup plus près de la Terre à son origine.
La vie sur Terre a gardé la trace de cette influence, par exemple, le nautile possède une coquille en spirale formée d'anneaux et chaque jour, un anneau supplémentaire se crée. Tous les mois une nouvelle cloison intérieure se forme. Ceci est lié à son instinct de frai, qui le fait remonter près de la surface à chaque pleine lune. En observant des coquilles fossiles du nautile on confirme indirectement l'augmentation progressive de la distance Terre-Lune. L'axe de la Terre varie entre 21 et 24° environ par rapport à l'équateur céleste. Celle de Mars qui n'a pas de satellite aussi grand, varie entre 20 et 60°. La Lune stabilise la Terre dans son mouvement.

 

le nautile vivant

     

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Astronomie - 15 octobre 2007