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L'univers dans tous ses états 

 

Télescopes spatiaux

   lecture rapide[lecture rapide de la page] Un télescope spatial est un télescope en orbite à environ 600 kilomètres d'altitude qui effectue un tour complet de la Terre toutes les 100 minutes.
Le premier télescope spatial à traquer les exo-planètes est français. Le contrat industriel a été signé le 19 juin 2003, entre le Cnes et Alcatel.
Ils sont équipés de réflecteurs à miroirs couplés à divers spectromètres et caméras à champ étroit pour les objets faiblement lumineux, à large champ pour les images planétaires et de caméras infrarouge.
  
Corot    

    

Le premier télescope spatial à traquer les exoplanètes est français. Le contrat industriel a été signé le 19 juin 2003, entre le Cnes et Alcatel.
CorotCOROT est l'abréviation de "COnvection, ROtation et Transits planétaires", ce qui correspond aux objectifs scientifiques de la mission. est chargé de détecter des exoplanètes dans d'autres systèmes solaires et d'étudier les mystères que recèle le cœur des étoiles. Cette mission conduite sous l'égide du Centre national d'études spatiales (CNES) est menée en coopération internationale avec la participation de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de divers pays en majorité européens.
"Convection et rotation" font référence à la capacité du satellite de sonder l'intérieur des étoiles pour étudier les ondes acoustiques qui se propagent à leur surface, une technique dénommée sismologie stellaire ou "astérosismologie". "Transit planétaire" évoque la technique utilisée pour détecter la présence d'une planète en orbite autour d'une étoile grâce à la diminution de luminosité qu'elle provoque en passant devant l'étoile. Pour remplir ses deux objectifs scientifiques, COROT observera plus de 120 000 étoiles à l'aide de son télescope de 30 cm de diamètre.
Le satellite est placé à 900 km d'altitude sur une orbite circulaire avec une inclinaison de 90°. Cette altitude permet de répéter, tous les sept jours le cycle des opérations. Cette orbite a été choisie car elle permet l'observation continue, pendant plus de 150 jours, du centre de la galaxie, en été et de la direction opposée en hiver.

 

Il est cependant peu probable que ce télescope spatial débusque des planètes de la taille de la Terre.
Au cours des 10 années qui ont suivi la découverte en 1995 de la première exoplanète, 51 Pegasi b, 220 autres planètes ont été détectées par les grands observatoires terrestres. Le satellite COROT devrait en découvrir bien d'autres pendant sa mission de deux ans et demi et repousser les limites de nos connaissances en nous permettant de découvrir des planètes de plus en plus petites.
Lorsqu'il braquera ses instruments sur une étoile, COROT pourra également observer des "séismes stellaires", ces ondes acoustiques provenant des profondeurs de l'étoile qui se propagent à la surface de celle-ci, modifiant sa luminosité. La nature de ces vibrations permettra aux astronomes de déduire avec précision la masse, l'âge et la composition chimique des étoiles.
CoRoT engrange depuis 2006 une abondante récolte et a déniché en 2009, la plus petite des exoplanètes.
Malheureusement cette planète orbite très près de son étoile et donc sa température de surface atteint 1 500°C.
nota : C'est une fusée Soyouz 2.1B, qui a décollé à 15h23 (heure de Paris) le 27 décembre 2006 de son pas de tir du cosmodrome de Baïkonour pour déposer Corot en orbite.

 

Télescope spatial Corot

astronoo Image d'artiste du télescope spatial Corot
© Mylène Simoès

     

Spitzer

   

catégorie : sondes, télescopes


    

Le Télescope spatial Spitzer Lyman Spitzer, Jr. (26 juin 1914 — 31 mars 1997) était un astrophysicien americain, auteur d'environ 200 articles scientifiques (d'après ADS/CDS (Nasa)), dont 155 en premier auteur. D'après sa biographie, il serait le premier à avoir exprimé l'idée d'envoyer un télescope en orbite terrestre. Il participa activement à la réalisation du projet du télescope spatial Hubble. Il fut lauréat de la Médaille Franklin en 1980 pour ses travaux de recherche sur les mécanismes de formation des étoiles. Son nom a été donné au télescope spatial Spitzer (SIRTF) une fois qu'il fut mis en orbite. est le plus gros télescope infrarouge lancé par la NASA.
Ces longueurs d'ondes ne pouvant être observées utilement depuis le sol, seul un objet à l'extérieur de l'atmosphère, refroidi cryogéniquement peut effectuer des observations utiles.
Ce satellite est semblable au télescope spatial ISO lancé par l'ESA en 1995 et dont la durée de vie fut de 28 mois.
Le lancement du télescope s'est effectué par une fusée Delta II, le 25 août 2003 au Cap Canaveral en Floride. Avant son lancement, il était nommé SIRTF pour Space Infrared Telescope Facility mais a été renommé Spitzer, du nom d'un scientifique américain, Lyman Spitzer. Il peut observer et détecter le rayonnement infrarouge émis par des objets à des longueurs d'onde entre trois et cent-soixante micromètres.
Il pourra faire approximativement 100 000 observations durant sa vie, dont la prévision est de 5 ans.
Son orbite unique lui permettra d'utiliser les températures froides de l'espace pour son refroidissement (en plus de celui fourni par 400 litres d'hélium liquide) et ses panneaux solaires lui apporteront l'énergie et le protégera des émissions solaires (rayonnement et particules).

 

Les nouveaux instruments très sensibles du télescope permettront de percer l'espace qui est obscurci par des nuages de gaz, les nuages interstellaires qui bloquent les télescopes fonctionnant dans le domaine visible.
Il apporte déjà de nouvelles données au sujet de la formation des planètes ainsi que sur des objets froids tel que les naines brunes, et les galaxies infrarouges, sièges de formation d'étoile très intense.

astronoo Image d'artiste du télescope spatial Spitzer © Mylène Simoès

 

Télescope spatial Spitzer

     

Hubble

   

catégorie : sondes, télescopes


    

Le télescope spatial Hubble (Hubble Space Telescope ou HST) est un télescope en orbite à 560 kilomètres d'altitude, il effectue un tour complet de la Terre toutes les 100 minutes. Il est nommé en l'honneur de l'astronome Edwin HubbleEdwin Powell Hubble (20/11/1889 - 28/09/1953) astronome américain qui a montré que l'Univers est en expansion. Hubble est naît à Marshfield dans le Missouri. Il étudie les mathématiques et l'astronomie à l'université de Chicago où il obtient son diplôme en 1910. Titulaire d'une bourse d'étude, il passe ensuite 3 ans à l'université d'Oxford où il obtient un Master of Arts en droit. Il revient rapidement à l'astronomie à l'observatoire Yerkes, où il reçoit son Ph.D. en 1917. Hale, le fondateur et directeur de l'observatoire du Mont Wilson, près de Pasadena en Californie, lui propose un poste de chercheur. Il y poursuit ses travaux jusqu'à la fin de sa vie Le 28/09/1953..
Son lancementLe télescope a été lancé le 25 avril 1990 par la mission STS-31 de la Navette spatiale Discovery. Ce lancement avait déjà été retardé en 1986 à cause de la catastrophe de la navette spatiale Challenger en janvier de cette année. , effectué le 25 avril 1990 par une Navette spatiale, est le fruit d'un projet commun entre la NASA et l'ESA. Ce télescope a une résolution optique meilleure que 0,1 seconde d'arc.
Il est prévu de le remplacer en 2013 par le James Webb Space Telescope (précédemment nommé Télescope spatial nouvelle génération, Next Generation Space Telescope ou NGST).
Le télescope Hubble pèse environ 11 tonnes, fait 13,2 mètres de long, a un diamètre maximum de 4,2 mètres et a coûté 2 milliards de dollars US.
C’est un télescope réflecteur à deux miroirs ; le miroir principal a un diamètre d'environ 2,4 mètres. Il est couplé à divers spectromètres et trois caméras : une à champ étroit pour les objets faiblement lumineux, une autre à large champ pour les images planétaires et une pour l'infrarouge.

 

Il emploie deux panneaux solaires pour produire de l'électricité, qui est principalement utilisée par les caméras et les quatre grands volants employés pour orienter et stabiliser le télescope.
La caméra infrarouge et le spectromètre multi-objets doivent également être refroidis à -180 °C.
Les premières images fournies par le télescope ont généralement été considérées comme très décevantes par les astronomes et tous ceux concernés par le projet.
Depuis les plus belles images de l'univers proviennent de Hubble. Hubble est une puissante "machine à remonter le temps" qui permet aux astronomes de voir des galaxies comme elles étaient il y a 13 milliards d'années, juste 600 millions à 800 millions d'années après le Big Bang. Des données qui sont indispensables pour comprendre l'Univers tel que nous l'observons actuellement.

astronoo Le Télescope spatial Hubble suspendu au dessus de la Terre. © ESA & Hubble European Space Agency Information Centre (M. Kornmesser & L. L. Christensen)

 

Télescope spatial Hubble

     

Pamela

   

catégorie : sondes, télescopes


    

PAMELA (Payload for AntiMatter Exploration and Light-nuclei Astrophysics) est un observatoire en orbite destiné à déterminer les caractéristiques de la matière noire.
Les chercheurs à la recherche d’antimatière dans l’univers font appel à des détecteurs embarqués à bord d’engins spatiaux, tels que PAMELA ou AMS (module pour l’ISS, la station spatiale internationale).
Pamela a été lancé le 15 juin 2006 par une fusée russe à bord d'un satellite Resurs DK1.
Il sera le détecteur le plus complexe de particules jamais lancé dans l'espace puisqu'il pourra détecter et mesurer avec une précision exceptionnelle la charge, la masse et le spectre d'énergie des particules cosmiques qui heurteront son détecteur.
L'objectif est d'étudier les particules cosmiques, leur spectre, leur origine, la présence d'antiparticules, et la possible présence de matière noire.

 

astronoo Image d'artiste du télescope spatial Pamela © Mylène Simoès

 

Télescope spatial Pamela

     

XMM-Newton

   

catégorie : sondes, télescopes


    

Le télescope spatial européen de l'Agence Spatiale Européenne (E.S.A.) XMM-Newton a été lancé le 10 décembre 1999. C’est le plus grand observatoire à rayons X jamais construit. 
Après un an d'activité, le plus grand observatoire à rayons X jamais construit livre une variété impressionnante de résultats scientifiques. XMM-Newton a permis de découvrir de nouveaux amas de galaxies à des distances considérables, plusieurs milliards d'années-lumière.
Ce projet a pour but de déterminer la distribution des amas de galaxies dans l'Univers lointain et de la confronter avec les prédictions des modèles d'évolution de l'Univers.
L'Univers n'apparait pas comme une distribution de matière répartie de manière uniforme mais plus comme un ensemble de filaments constitués de galaxies se rassemblant aux nœuds de ces filaments pour former des amas de galaxies. Ils peuvent contenir des milliers de galaxies, et leur masse peut atteindre un million de milliards de fois (1014) la masse du Soleil. L'étude de la formation de ces amas, une pièce importante du puzzle de la structuration de l'Univers, est à la fois l'objet de nombreux programmes d'observations et de simulations numériques. Mais repérer dans le domaine visible des amas lointains afin de reconstituer le puzzle de leur formation pose de très sérieux problèmes d'observations du fait de l'extrême faiblesse du signal lumineux nous parvenant.

 

Une autre technique, l'observation dans le domaine des rayons X, est possible.
En effet, une fraction non négligeable (environ 20%) de la masse d'un amas est constituée d'un gaz chaud diffus, situé entre les galaxies. Ce gaz est chauffé, compte tenu du potentiel gravitationnel élevé, à des températures pouvant atteindre atteindre plusieurs dizaines de millions de degrés. Un gaz élevé à de telles températures est une puissante source de rayonnement X. 
La stratégie adoptée par l'équipe internationale dans le cadre du programme baptisé "Sondage de la structure à grandes échelles avec XMM" consiste donc tout d'abord à détecter l'émission X de ce gaz chaud et de rechercher par imagerie dans la même région du ciel les contreparties optiques.
Les distances des galaxies constituant l'amas sont enfin déterminées grâce à des mesures spectroscopiques. L'imagerie est menée a bien en utilisant le télescope de 3,6 m de l'observatoire (CFHT) Canada-France-Hawaii  tandis que les mesures spectroscopiques sont conduites à l'un des télescopes géants de l'observatoire européen du VLT.
L'extraordinaire sensibilité du satellite XMM-Newton liée à la puissance des moyens d'observation au sol opérant dans le domaine visible permet ainsi une avancée considérable dans la compréhension de la formation des amas lointains et de la structure de l'Univers.

 

Télescope spatial XMM

astronoo Image d'artiste du télescope spatial Newton © Mylène Simoès

     

Herschel

   

catégorie : sondes, télescopes


    

Le satellite Herschel est équipé d’un télescope de 3,5 mètres de diamètre et pèse 3 300 kg pour une dimension de 9m x 4m x 4m.
Il observera l’Univers dans les domaines infrarouge lointain et submillimétrique dans les longueurs d'ondes de 60 microns à 670 microns, une fenêtre du spectre électromagnétique mal explorée. Il permettra notamment d’étudier la formation des galaxies et des étoiles. Les détecteurs traditionnellement utilisés pour l’imagerie dans cette gamme de longueur d’onde sont des bolomètres. Ces détecteurs mesurent l'intensité du rayonnement infrarouge grâce à l’élévation en température d’un matériau absorbant.
Le Service d'Astrophysique (SAp) du CEA-DAPNIA participe à la réalisation des instruments scientifiques qui sont embarqués à bord du satellite Herschel, le futur observatoire spatial de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Le lancement par la fusée Ariane 5, prévu pour 2007 a eu lieu le 14 mai 2009 sur le pas de tir de Kourou en Guyane.

 

La sonde Planck a fait partie du voyage. Le 3 juillet 2009, Planck a atteint le point de Lagrange L2 et a été placé suivant une trajectoire appelée orbite de Lissajous.

nota : Les points de Lagrange : Au point L2, l'objet tourne autour du Soleil, à la même vitesse angulaire que la Terre. Un satellite placé sur l'un de ces points n'en bouge plus et tourne de concert, de manière fixe, avec la Terre autour du Soleil.
Sur ce point se trouve depuis juin 2001, le satellite WMAP (Wilkinson Microwave Anisotropy Probe) et en 2011 le télescope spatial James Webb les rejoindra.

astronoo Trente minutes après son lancement, l'instrument Herschel s'est séparé du dernier étage de son lanceur pour se diriger vers le point de Lagrange L2 du système Terre-Soleil à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Crédit : Esa/D. Ducros, 2009

 

télescope spatial Herschel

     

Planck

   

catégorie : sondes, télescopes


    
L'observatoire Planck de l'ESA va capturer le rayonnement cosmologique (CMB).
La CMB est la «première lumière» de l'univers, publiée peu après le Big Bang, il y a environ 13,700 milliards d'années, lorsque la lumière a commencé à voyager librement pour la première fois.
La gigantesque boule de feu qui suivit le Big Bang s'est lentement refroidie pour devenir une toile de fond de micro-ondes. Planck observera et mesurera les variations de température à travers cette toile de fond à micro-ondes avec une sensibilité beaucoup plus élevée, une meilleure résolution angulaire et une gamme plus étendue de fréquences que n'importe tous les observatoires précédents. La mission Planck va donc tenter de nous montrer à quoi ressemble l'Univers à travers sa première lumière émise lorsque celui-ci n’avait que 380 000 ans. Le 3 juillet 2009, Planck a atteint le point de Lagrange L2 et a été placé suivant une trajectoire appelée orbite de Lissajous.
 

Planck va mesurer avec une très grande précision le rayonnement cosmique fossile ou fond diffus cosmologique (trace du bigbang).
Pour cela il embarque un télescope de 1,5 m de diamètre et 2 instruments scientifiques : LFI développé par l’Italie et HFI confié à la France.
Les premières images très prometteuses, sont arrivées le 14 juin 2009. C'est la célèbre image de la galaxie spirale du Tourbillon, M51, que les responsables de l'instrument Photoconductor Array Camera and Spectrometer ont reçue, pour une première analyse.

astronoo Cette image montre Planck superposé sur une carte simulée en fausses couleurs de la CMB (Cosmic Microwave Background radiation ).
Crédit : Esa/D. Ducros, 2009

 

satellite Planck sur le point de lagrange L2

     

MOST

   

catégorie : sondes, télescopes


    

Le télescope spatial MOST (Microvariability and Oscillation of STars ou Microvariabilité et Oscillation des Étoiles) est lancé dans l'espace en 2003. C’est le premier satellite scientifique canadien mis en orbite et entièrement conçu et construit par le Canada.
MOST est un petit télescope dédié uniquement à l'astérosismologie, c'est-à-dire à l'étude des vibrations qui secouent les étoiles. L'intérêt d'étudier de telles vibrations est grand puisqu'il permet d'obtenir des informations sur la structure interne d'une étoile, donc, sur ses dimensions, sa masse et ses constituants.
Le projet est initié en 1996 par les chercheurs Slavek Rucinski du Centre de Recherches en Technologies de la Terre et de l'Espace de l'Ontario, Jaymie Matthews et Tony Moffat.
De la taille et de la forme d'une grosse valise, le satellite ne pèse que 54 kilogrammes et est doté d'un télescope ultra perfectionné d'à peine 15 centimètres de diamètre.
Pourtant, il est dix fois plus sensible que le télescope spatial Hubble pour détecter les minuscules variations de luminosité des étoiles dues aux vibrations qui secouent leur surface.

 

MOST effectue une orbite complète autour de la Terre toutes les 101 minutes en passant par les deux pôles de la Terre.
Il peut ainsi passer 60 jours à observer en continu la même étoile. Sa durée de vie devrait être de 5 à 10 ans. La première découverte majeure est faite en 2004 concerne Procyon, une des étoiles les plus étudiées par les astronomes.
Alors que l'on s'attend à voir l'astre vibrer, on constate qu'il n'en est rien. Cela contredit 20 ans de théories et d'observations forçant ainsi les astrophysiciens à repenser leurs modèles sur les étoiles.
En 2005, MOST observe pour la première fois une planète géante qui orbite si près de son étoile hôte que celle-ci se voit forcée de synchroniser sa rotation avec la planète.
D'ordinaire, ce sont les planètes qui synchronisent leur rotation avec leur étoile.

astronoo Le télescope spatial MOST mis en service en 2004. Image d'artiste du télescope spatial Most © Mylène Simoès

 

Télescope spatial Most

     

Soho

   

catégorie : sondes, télescopes


    

La mission SOHO a pour objectif d'étudier la structure interne du Soleil, la chaleur de son atmosphère, les origines du Vent solaire.
La sonde spatiale SOHO est le fruit d’une collaboration entre la NASA et l’ESA. Elle a été lancée le 2 décembre 1995 de la base de Cap Canaveral (USA) par une fusée Atlas II.
En fonctionnement depuis février 1996, et malgré une perte de contact de plusieurs mois, la mission se déroule remarquablement bien et elle est prolongée jusqu’en 2010 et plus.
La distance Terre-Soleil est égale à 150 millions de kilomètres.
SOHO évolue sur une orbite en halo autour du point de Lagrange L1.
En ce point, les forces de gravitation exercées par le Soleil et la Terre sur un objet s’équilibrent, mais l'équilibre est instable et SOHO décrit donc une orbite autour de ce point particulier.
La période de SOHO est égale à la période de révolution de la Terre autour du Soleil soit environ 365 Jours.

 

astronoo Image d'artiste du télescope spatial Soho © Mylène Simoès

 

Télescope spatial Soho

     

Kepler

   

catégorie : sondes, télescopes


    
Kepler, le télescope spatial de plus d'une tonne, est parti en direction de la voie lactée, le 6 mars 2009 à 22 h 48, heure de Floride, grâce à une fusée Delta II, à la recherche de planètes extrasolaires ou exoplanètes.
Les planètes que le télescope de Kepler va rechercher, sont des exoterres de petites tailles, 2 à 20 fois la taille de la Terre, celles que Corot ne peut apercevoir.
En mars 2009, les scientifiques annoncent avoir découvert 342 exoplanètes, 289 étoiles avec des planètes et 0 planètes identiques à la taille de la Terre. Les 342 planètes sont des géantes gazeuses pour la plupart, mais aucune dans la zone habitable.
C'est pour atteindre cet objectif que les Américains ont lancé la mission Kepler, visant à déterminer s'il y a des planètes habitables en dehors de notre système solaire.
Kepler va observer attentivement pendant trois ans et demi, plus de 100 000 étoiles de la Voie lactée, plutôt situées dans les régions du Cygne et de la Lyre.
Il devra repérer les planètes en orbite autour d'étoiles identiques à notre Soleil, rocheuses comme notre Terre et de plus positionnées dans la zone habitable, c'est à dire ni trop loin ni trop près de son étoile.
Kepler embarque pour cela un télescope spécialisé de un mètre de diamètre avec un champ de vision de
 105 degrés et une définition d'image de 95 millions de pixels. Ce monstre de la Nasa voit large puisqu'il est muni d'un photomètre pour mesurer la brillance de dizaines de milliers d'étoiles simultanément, afin d'augmenter les chances de découverte par la méthode du transit. Un transit se produit à chaque fois que la planète passe entre son étoile et l'observateur, à ce moment là, la planète occulte un peu de la lumière de l'étoile, produisant un assombrissement périodique détectable. Cette signature est utilisée pour repérer la planète et déterminer sa taille et son orbite.
«La mission Kepler, pour la première fois, va permettre aux humains de notre galaxie de rechercher des planètes de tailles comparables à la Terre ou même plus petites», a déclaré le chercheur principal William Borucki du centre de recherche de la NASA, en Californie.
«Grâce à ses capacités de pointe, Kepler va nous aider à répondre à l'une des questions des plus anciennes de l'histoire de l'homme : Y a-t-il d'autres êtres que nous dans l'univers ?»

astronoo  le télescope spatial Kepler, de plus d'une tonne, est parti en direction de la voie lactée, le 6 mars 2009.

 

kepler

     
WISE     

    

Le télescope spatial WISE (Widefield Infrared Survey Explorer), est un satellite transportant un télescope infrarouge sensible conçu pour photographier l'ensemble du ciel.
Comme les observations dans l'infrarouge sont sensibles à la température, le télescope WISE et ses détecteurs sont maintenus à une température très froide(258ºC, seulement à 15º Celsius au-dessus du zéro absolu) par un cryostat  rempli d'hydrogène solide au lieu de glace.
Des panneaux solaires qui pointent toujours vers le Soleil, fournissent l'électricité nécessaire dont le satellite a besoin pour fonctionner.
WISE est en orbite au-dessus de la ligne de démarcation entre la nuit et jour sur Terre, le télescope est sur un angle droit par rapport au soleil et à la Terre. Les orbites de WISE, alignées du pôle Nord au pôle sud, en passant par l'équateur, permettent de balayer une bande du ciel. Comme la Terre se déplace autour du Soleil, cette bande se balaye le ciel, et après six mois WISE a observé le ciel tout entier.
WISE capture une image du ciel toutes les 11 secondes. Chaque image couvre une zone du ciel 3 fois plus grande que la pleine Lune.

 Tous 6 mois, WISE prend près de 1 500 000 photos pour couvrir la totalité de la voute céleste.
Chaque photo est prise sur quatre longueurs d'onde différentes.
Les données prises par WISE sont envoyées par transmission radio, 4 fois par jour et téléchargées sur les ordinateurs afin de regrouper les images qui permettront de produire un atlas couvrant toute la sphère céleste.

astronoo Image d'artiste du télescope spatial WISE (Widefield Infrared Survey Explorer),
© Mylène Simoès

 

télescope spatial WISE

     
Cryosat-2    

    
ESA's Earth Explorer mission CryoSat est dédié à un contrôle précis de l'évolution de l'épaisseur des glaces marines flottantes dans les océans polaires et les variations dans l'épaisseur de la calotte glacière qui recouvrent le Groenland et l'Antarctique.
Les effets du changement climatique sont beaucoup plus visibles dans les régions polaires, il est important de comprendre exactement comment les champs de glace de la Terre réagissent.
La diminution de la couverture de glace est souvent citée comme une des premières victimes du réchauffement climatique et la glace polaire joue un rôle important en régulant le climat et le niveau des mers. Dès 2010 le satellite de l’ESA, Cryosat-2 suivra les variations de la hauteur des glaces des régions polaires, avec une précision millimétrique.
C'est grâce à son altimètre et à l’aide de DORIS, que le satellite Cryosat-2 mesurera les variations de la hauteur des glaces.
"Après l’échec du lancement de Cryosat-1 en 2005, il a été décidé très vite de faire un nouveau satellite pour observer les glaces, rappelle Françoise Schiavon, chef de projet Cryosat-2 au CNES.
 

Le satellite, en orbite polaire, survolera régulièrement les calottes glaciaires, pendant 3 ans.
A chaque passage, son altimètre mesurera la hauteur des glaces de l’Antarctique et de l’Arctique mais aussi celle des banquises et des glaciers de montagnes.
Pour les zones très accidentées, comme les bords de l’Antarctique ou les glaciers, l’altimètre prendra 2 mesures sous 2 angles différents pour avoir une information sur le relief.
Le satellite CryoSat-2 survolera la Terre à une altitude d'un peu plus de 700 km en atteignant des latitudes de 88 °.
"Toutes les données seront archivées par le CNES qui sera capable de générer des produits altimétriques à la demande", précise Françoise Schiavon.
En répondant à ce défi, les données fournies par la mission CryoSat va nous permettre de comprendre comment les changements climatiques affectent ces régions  et conduire à une meilleure compréhension du rôle que joue la glace dans le système terrestre.

 

Cryosat-2 au dessus du groenland

  Images assemblées du satellite Cryosat-2 et de la banquise. © Mylène Simoès

     

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Astronomie - 15 octobre 2007