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L'hominidé éthiopien Ardipithecus

Ardipithécus ramidus

   Catégorie : évolution
Mise à jour 01 juin 2013

Le fossile éthiopien Ardipithecus ramidus "la racine des grands singes terrestres", est un hominidé éthiopien, femelle vieille de 4,4 millions d'années qui nous rappelle nos lointaines origines.
Ce fossile, découvert en 1994, est aussi une star de la paléoanthropologie, aux côtés de Lucy, Toumaï et Orrorin. 11 articles, signés par 47 scientifiques (paléontologues, paléoanthropologues, biochimistes, géologues, et paléobotanistes) du monde entier, ont été publiés dans la revue Science le 2 octobre 2009. Il a fallu patiemment nettoyer les fossiles avant que les chercheurs puissent les scanner pour visualiser l'intérieur des os.
Le nom Ardipithecus ramidus provient de la langue Afar, dans laquelle Ardi signifie «sol» et Ramid «racine», pithecus est dérivé du mot grec «singe».
Ses principales mensurations ainsi que sa pratique de la bipédie, le rattachant au rameau humain.
Son cerveau (entre 300 et 350 cm3) est comparable à celui des chimpanzés modernes ou un bonobo femelle.
Les études portent sur 36 individus différents retrouvés autour des premiers fossiles mais le squelette le plus complet (45% du squelette total) est bien Ardi avec 125 os différents (fragments de crâne, dents, os des bras, de la main et du poignet, du bassin, des jambes et des pieds). Ardipithecus ramidus est l'hominidé le mieux documenté avant l'avènement des Australopithèques il y a 4 millions d'années.
L'Ardipithèque kadabba (5,6 millions d'années), ou Orrorin tugenensis (6 millions) et Sahelanthropus tchadensis (7 millions), ne sont connus qu'au travers de quelques dizaines d'ossements.
A quoi ressemblait ce lointain ancêtre ?
Ardi pesait environ 50 kg et mesurait 1,20 m, détaille ainsi Tim White, de l'université de Berkeley et co-directeur du projet Middle Awash, ce qui est beaucoup pour un hominidé aussi ancien. Par comparaison l'Australopithèque afarensis Lucy, découverte à 75 km à peine d'Aramis et qui vivait plus d'un million d'années après, ne pesait que 25 kg.

 

Ardi évoluait dans une forêt tropicale claire avec des palmiers, des micocouliers et des figuiers, parmi les éléphants, rhinocéros, girafes et autres antilopes.
Ces informations ont été obtenues grâce aux phytolites, qui s'accumulent à l'intérieur et autour des cellules végétales. « Contrairement aux pollens, les phytolites sont résistantes à l'oxydation dans les sols, ce qui en fait de bons marqueurs de la végétation à l'époque des premiers hominidés », expliquent Raymonde Bonnefille et Doris Barboni, du Centre européen de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement (Cerege), situé à Aix-en-Provence.
« Au sol, Ardi marchait sur ses deux pattes arrière, comme en atteste la forme de son bassin, détaille Tim White. Mais son gros orteil, entièrement opposable aux autres doigts de pied, et sa voûte plantaire, très plate, lui interdisaient de longues marches et la course. Dans les arbres, Ardi était certainement moins agile et rapide que les chimpanzés, sa main ne présentant pas les adaptations propres aux singes, comme une paume très allongée et certains ligaments permettant la suspension aux branches. »
Les dents, plus petites et fines que chez les singes, ne pouvaient servir d'arme aux Ardipithèques mâles pour en attaquer d'autres, comme c'est le cas chez les primates.
« Les mâles étaient probablement appariés à une seule femelle, ne se disputant pas comme chez les singes l'accès à plusieurs partenaires, détaille Owen Lovejoy, de la Kent State University. Peut-être même les mâles apportaient-ils des aliments aux femelles. »
Ardipithecus bouscule bien des certitudes.
« Sur la base de la proximité génétique entre chimpanzés et hommes actuels, on pensait que les hominidés les plus anciens devaient ressembler aux chimpanzés, explique Owen Lovejoy. Ardipithecus contredit cette théorie et nous apprend que certains traits propres aux chimpanzés, comme leur comportement social agressif, sont apparus après la séparation de nos deux lignées. »

 Ardipithecus ramidus éthiopie

Image : Le 18 décembre 2009, la couverture de la revue Science a affiché ce visage doux et énigmatique de Ardi, ou Ardipithecus ramidus.
Ardipithecus est à la fois bipède et arboricole.
La créature ressemblait probablement plus à un chimpanzé qu'à un homme. Les fossiles les plus célèbres sont ceux de l'australopithèque "Lucy", un squelette de femme découvert en Éthiopie dans les années 1970. Les australopithèques auraient conduit à la lignée humaine. Ardipithecus pourrait donc représenter une étape antérieure sur le chemin qui conduit à l'homme.

Les fossiles mis à jour en Éthiopie

    

Ardi vivait il ya 4,4 millions années en Éthiopie. Ardipithecus est un genre éteint de la tribu des Hominini dans l’ordre des Primates. Son cerveau (≈ 300 à 350 cm3) est beaucoup plus petit que le cerveau des Australopithèques comme Lucy (≈ 400 à 550 cm3). Les fossiles  de "Lucy", un squelette de femme découvert en Éthiopie dans les années 1970, sont plus célèbres que ceux de Ardi. Les dents de Ardi suggèrent qu'il s'agissait d'un omnivore et frugivore avec un régime qui ne dépend pas d'aliments durs ou abrasifs.
Ardipithecus a été mis à jour dans les sables de la vallée de l'Awash, sur le site d'Aramis, à 230 km au nord-est de la capitale éthiopienne Addis-Abeba.
C'est le chercheur éthiopien Yohannes Haile-Selassie, membre du Middle Awash Paleoanthropological Research Project qui a repéré dans la terre les os de sa main, le 11 novembre 1994.
Les études portent sur 36 individus différents retrouvés autour des premiers fossiles découverts en Éthiopie, mais le squelette le plus complet (45% du squelette total) est Ardi avec 125 os différents (fragments de crâne, dents, os des bras, de la main et du poignet, du bassin, des jambes et des pieds).
Les chercheurs ont reconstitué l'environnement de l'Ardipithecus qui aurait vécu dans un milieu forestier alors qu'il marchait déjà.

 

En effet Ardi évoluait dans une forêt tropicale claire d'Éthiopie, avec des palmiers, des micocouliers et des figuiers, parmi les éléphants, rhinocéros, girafes et autres antilopes. D'autres fossiles trouvés sur le site montrent que Ardi a vécu aux côtés des singes, des rats, des taupe et autres animaux de pâturage comme des vaches.
Le Professeur White et ses collègues, Gen Suwa et Berhane Asfawa ont découvert les fossiles dans la région du Moyen Awash de l'Ethiopie au milieu de la vallée du Rift.
Les chasseurs de fossiles qui travaillent en Éthiopie ont mis au jour les restes d'au moins neuf hominidés primitifs qui sont compris entre 4,5 millions et 4,3 millions d'années. Toutes ces découvertes appartiennent à la même espèce, Ardipithecus ramidus, décrite en 1995. Ces analyses montrent l'abondance des arbres, estimée entre 40 et 65 % du paysage végétal d'Ardi. La théorie de la bipédie qui suppose une adaptation à la transformation d'un milieu boisé en une savane ouverte, est dans ce cas à reconsidérer car Ardipithecus s'est redressé dans un paysage semi-boisé. si Ardipithecus n'est pas notre ancêtre, il est l'un des possibles premiers représentants de la lignée humaine.

 Ardipithecus découvert en Ethiopie

Image : Ardipithecus vivait il ya 4,4 millions années en Éthiopie, dans une forêt tropicale claire.

Traces d'outils, il y a 3,4 millions d'années

    

Il y a 3,4 millions d'années, nos ancêtres australopithèques, comme la célèbre Lucy (3,2 millions d'années), auraient découpé des carcasses animales avec des outils de pierre tranchants.
Les premières traces connues d'utilisation d'outils remontaient à 2,5 ou 2,6 millions d'années, ce qui recule l'usage d'un outil d'au moins 600 000 ans. Au nord-est de l'Éthiopie, sur le site de Dikika, l'équipe de Zeresenay Alemseged, anthropologue à l'Académie des Sciences de Californie, a mis au jour les traces laissées sur deux os, par un outil de pierre. Ces os datent de 3,24 à 3,4 millions d'années alors que, jusqu'ici les premières traces connues d'utilisation d'outils remontaient 2,5 ou 2,6 millions d'années. L'équipe de Zeresenay Alemseged a publié ses résultats dans Nature. L'analyse chimique de ces traces a démontré qu'elles ont été réalisées sur l'os avant sa fossilisation.

 

Au microscope, les détails montrent des entailles en V ce qui laisse supposer l'usage d'un outil tranchant.
Les chercheurs estiment que les auteurs de ces traces ont utilisé des outils de pierre pour trancher les muscles d'un cadavre.

Image : Au nord-est de l'Éthiopie, sur le site de Dikika, l'équipe de Zeresenay Alemseged, anthropologue à l'Académie des Sciences de Californie, a mis au jour des traces laissées sur deux os, par un outil de pierre. Elles datent de 3,24 à 3,4 millions d'années.
© Dikika Research Project

 trace d'outils il y a 3,4 millions d'années

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